Abolition des expositions à BAnQ – Le SPGQ s’inquiète des répercussions de ce geste

26 août 2019

Québec, le 26 août 2019 — Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) s’inquiète des répercussions de l’abolition du service des expositions à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

« Alors que s’ouvre aujourd’hui la Commission de la culture et de l’éducation de l’Assemblée nationale du Québec qui se penchera sur l’avenir des médias, le SPGQ s’étonne que la stabilisation du milieu culturel ne soit pas au menu afin d’enrayer la précarité d’emploi. Le droit du public à l’information est fondamental, mais l’accès du public à sa culture l’est tout autant », dénonce Adi Jakupović, secrétaire du SPGQ et responsable des dossiers culturels.

Cette annonce étonne le SPGQ, d’autant que le ministère de la Culture et des Communications (MCC) a pour missions de contribuer au rayonnement de ces domaines, à l’épanouissement individuel et collectif, à la mise en place d’un environnement propice à la création et à la vitalité des territoires. Comment le MCC croit-il qu’il défend les intérêts du Québec en abolissant ce service de qualité prisé du public, s’interroge le SPGQ.

« Les gouvernements n’ont de cesse d’exiger de nombreux efforts budgétaires à BAnQ en ayant le culot de prétendre qu’il s’agit de gestes responsables qui n’ont pas d’impact sur les heures d’ouverture ni sur les services directs à la population. Pourtant, de 2009 à 2017, BAnQ a dû composer avec des ponctions budgétaires de près de 15 millions $ qui risquent d’augmenter aujourd’hui. En 2017, BAnQ avait procédé à des abolitions de postes, comme ceux de bibliothécaire, d’archiviste, d’agent culturel et d’agent de recherche. Il s’agit de la quatrième vague d’abolition de postes depuis 2009 », ajoute M. Jakupović.

Le SPGQ s’inquiète également de l’iniquité salariale dans les organismes culturels gouvernementaux à prédominance féminine comme le Musée d’art contemporain du Québec, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée de la civilisation, Bibliothèque et Archives nationales du Québec et le Conseil des arts et des lettres du Québec. « Ces organismes offrent des salaires moindres à leurs professionnels que ceux des organisations à prédominance masculine (comme Hydro-Québec, Investissement Québec et le Centre de recherche industrielle du Québec). Pour une même profession, la comparaison des salaires révèle que les organisations à prédominance féminine se classent souvent parmi celles qui offrent les salaires les moins élevés.

« Par exemple, en comparant les salaires d’un agent de la gestion financière chez Hydro-Québec (organisation à prédominance masculine) à ceux offerts à BAnQ, au Musée de la civilisation et au Musée national des beaux-arts (organisations à prédominance féminine), le SPGQ observe un écart de plus de 17 000 $ favorisant Hydro-Québec. Cela est injuste et discriminatoire à l’endroit de nos professionnelles. Offrir des salaires décents et une stabilité d’emploi devrait être une priorité, mais assurer des services culturels de qualité aussi ! À moins de considérer l’expertise culturelle comme étant marginale », conclut Adi Jakupović.

Rappelons que les quelque 225 professionnels de BAnQ occupent des fonctions de bibliothécaire, d’agent d’approvisionnement, d’agent culturel, d’archiviste, d’analyste en informatique, d’agent d’information, d’agent de recherche et de planification socioéconomique et d’attaché d’administration.

À propos du SPGQ
Le SPGQ est le plus grand syndicat de personnel professionnel du Québec. Créé en 1968, il représente près de 28 000 spécialistes, dont environ 20 000 dans la fonction publique, 5 050 à l’Agence du revenu du Québec et 2 950 en santé, en éducation et dans les sociétés d’État.

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Source
Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

 

Renseignements
Philippe Desjardins
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