Biovigilance : pour assurer la sécurité de la population

2 mars 2020

Si vous pouvez recevoir une transfusion sanguine sans crainte d’être contaminé par des maladies graves comme le VIH, c’est entre autres grâce au travail de professionnels de l’État comme Andréanne Trottier, conseillère en biovigilance au ministère de la Santé et des Services sociaux depuis l’obtention de sa maîtrise, il y a huit ans.

En quoi consiste votre travail?

Mon travail est très varié. Je m’occupe d’un comité national qui relève du ministre de la Santé et des Services sociaux. À titre de secrétaire, je m’occupe notamment de préparer les rencontres, rédiger les comptes rendus et les avis du comité. Je m’occupe également d’un système informatique destiné à la déclaration des événements indésirables associé à la transfusion.  Des mécanismes existent aussi pour la surveillance de l’utilisation d’autres produits biologiques humains comme une transplantation d’organe, par exemple. Je m’occupe des suivis concernant les mandats que l’on confie à des organismes nationaux.

Quel est l’impact de votre travail sur la population?

Les gens ne se rendent pas compte de notre travail, mais nous contribuons à ce que les établissements de santé et de services sociaux disposent d’un système pour effectuer le suivi des événements indésirables qui surviennent et surtout pour prendre les mesures afin de faire un suivi. Au niveau provincial, on s’assure d’avoir une vision plus large afin de déterminer si certaines mesures devraient être étendues pour assurer la sécurité de l’utilisation des produits biologiques. Il s’agit de faire de la surveillance et de la prévention.

Quelles compétences sont nécessaires pour effectuer votre travail?

Il faut avoir des connaissances, mais surtout vouloir en apprendre toujours plus. Une personne conseillère en biovigilance doit pouvoir trouver l’information en collaboration avec des spécialistes comme les membres des comités consultatifs. Il faut aussi être organisé et pouvoir bien rédiger afin de transmettre notre pensée.

Quel est le plus grand défi dans un poste comme le vôtre?

Arriver à faire tout ce qu’il y a à faire efficacement. Il faut aussi être capable de mobiliser tous les acteurs dans le domaine.

Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre métier?

Tout le volet médical et scientifique de mon domaine. C’est aussi motivant de savoir que mon travail contribue à s’assurer que les gens reçoivent des traitements et subissent des interventions sécuritaires.

Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui voudrait effectuer le même travail que vous au sein de l’État?

De ne pas s’arrêter aux idées préconçues envers la fonction publique. Mon travail est très varié, c’est loin d’être redondant ou ennuyeux. D’une journée à l’autre, on ne sait jamais ce qui va arriver. Même après huit ans, je découvre des choses et il y a de nouvelles situations qui arrivent. Ça peut aller du financement et du budget à des sujets entourant des pratiques de santé pointues. Ce n’est pas ennuyant!


Appel à tous

Vous êtes un professionnel de l’État dont le travail est méconnu et vous aimeriez le faire découvrir au grand public? Vos collègues et vous avez relevé un défi sportif ou autre? Vous avez réalisé un projet particulièrement porteur dans votre milieu de travail? Communiquez avec le service des communications du SPGQ à l’adresse suivante : communications@spgq.qc.ca. Notre objectif est de faire connaître les bons coups et le travail souvent invisible de nos membres.