Mobilisation en temps de négociation

28 mai 2020
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La mobilisation et l’action : deux mots inspirants de la langue française. Selon Le Petit Robert, la mobilisation signifie « l’opération qui a pour but de mettre une troupe sur le pied de guerre » et l’action « l’exercice de la faculté d’agir ou le déploiement d’énergie en vue d’une fin ». Dans le contexte syndical, ces deux mots sont indissociables.

Historiquement, les gains les plus importants de la société et des syndicats ont été obtenus après des périodes de grande mobilisation et d’action. C’est encore vrai aujourd’hui. Lors du printemps érable, en 2012, les étudiants se sont mobilisés pour l’accessibilité à l’éducation. Le 27 septembre dernier, la marche pour le climat a réuni plus de 300 000 personnes à Montréal et a forcé les gouvernements à mettre l’environnement aux avant-postes de leurs plateformes électorales.

 

Ce que fait le SPGQ

La négociation repose sur trois grands axes : la préparation, la communication et la mobilisation. Ainsi, la mobilisation est au cœur des chantiers du SPGQ dans ses prochaines négociations. En ce sens, le SPGQ s’engage à informer ses membres de l’évolution de la négociation et de ses enjeux. Il a également mis sur pied un comité de mobilisation. Le syndicat a aussi créé un réseau de répondants à l’action et à la mobilisation dans toutes les régions pour faire le lien entre le SPGQ et les sections syndicales.

De plus, le SPGQ offre à la délégation une formation sur la mobilisation en temps de négociation. Au programme : stratégies, environnement légal et moyens de pression.

 

Les moyens de pression

Certains membres critiquent ou remettent en question la pertinence et l’impact des moyens de pression légers. Pourquoi sont-ils importants ? Premièrement, certains syndiqués sont moins mobilisés que d’autres en début de négociation. Des moyens plus lourds pourraient les décourager. Ces actions visent donc à mobiliser ces personnes et à indiquer clairement à l’employeur que les syndiqués soutiennent leurs représentants et les comités de négociation du SPGQ.

Deuxièmement, la mobilisation doit être progressive pour préparer les syndiqués à des moyens de pression plus imposants, au besoin. Les syndiqués s’attendent à ce que le syndicat fasse le plus de gains possible en minimisant l’impact sur eux. Certes, les moyens légers ne changeront peut-être pas le cours de la négociation. Toutefois, leur absence laisse entendre à l’employeur que le comité de négociation du SPGQ n’est pas soutenu par ses syndiqués. Toutes les actions sont importantes.

D’ailleurs, les actions doivent s’inscrire dans une stratégie globale de négociation et être déployées au moment opportun. La plupart des syndiqués s’attendent à ce que le SPGQ les mobilise et les invite à se mettre en action au moment propice. L’objectif est d’améliorer et de préserver leurs conditions de travail.

 

Article rédigé par Gilbert Paquette, conseiller à la formation, et Pierre Provencher, conseiller à l’action et à la mobilisation

Article publié dans le magazine L’Expertise – Mai 2020