Négociation à BAnQ – Les professionnels seront en grève le 14 août

13 août 2018

Les professionnels de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) – membres du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) – seront en grève le 14 août. Pour l’occasion, une manifestation se tiendra à Montréal, de 8 h à 10 h 30, devant le centre d’archives BAnQ Vieux-Montréal au 535, avenue Viger Est, suivi d’une marche jusqu’à la Grande Bibliothèque au 475, boulevard de Maisonneuve Est.

Quelque 225 professionnels BAnQ ont voté le 6 juin 2018 à 97 % pour un mandat de grève de cinq jours. Une grève d’une journée s’est tenue le 3 juillet. D’autres sont à prévoir s’ils n’obtiennent pas satisfaction à la table de négociation.

L’employeur refuse de considérer des mesures de conciliation travail-famille et les offres salariales sont inférieures aux conditions octroyées aux mêmes corps d’emplois dans la convention de la fonction publique.

Toujours en attente d’une convention collective depuis le 31 mars 2015, les professionnels de BAnQ (majoritairement des femmes) entendent ainsi dénoncer des écarts salariaux importants, pour des professions identiques, avec d’autres organismes gouvernementaux à prédominance masculine.

Ces expertes et experts culturels de l’État réclament aussi que le gouvernement réinvestisse massivement en culture. Des aides financières ponctuelles existent, mais elles ne comblent jamais les budgets culturels auxquels les organismes culturels, comme BAnQ ont besoin accomplir leur mission, ce qui atrophie son expertise en promotion de la culture.

Alors que BAnQ doit constamment déployer de nouveaux contenus, outils et services pour demeurer une institution culturelle en phase avec le présent et tournée vers l’avenir, son déploiement et son rayonnement sont gravement mis en danger, faute de moyens adéquats. De 2009 à aujourd’hui, BAnQ a dû composer avec des ponctions budgétaires de près de 15 millions $ qui se sont traduits par quatre vagues d’abolitions de postes. À l’été 2017, la dernière compression budgétaire a engendré l’abolition de six postes professionnels permanents, sans compter les postes occasionnels qui prennent fin prématurément. Les postes visés sont ceux de bibliothécaire, d’archiviste, d’agent culturel et d’agent de recherche.

En parallèle, le SPGQ dénonce l’iniquité salariale qui frappe de plein fouet les organismes culturels gouvernementaux à prédominance féminine (comme le Musée d’art contemporain du Québec, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée de la civilisation, Bibliothèque et Archives nationales du Québec et le Conseil des arts et des lettres du Québec). Ces organismes offrent des salaires moindres à leurs professionnels qu’à ceux d’organisations à prédominance masculine (comme Hydro-Québec, Investissement Québec et le Centre de recherche industrielle du Québec).

Pour une même profession, la comparaison des salaires – au maximum de l’échelle salariale des emplois – dans les organisations à prédominance féminine et dans les organisations à prédominance masculine révèle que les organisations à prédominance féminine se classent souvent parmi celles qui offrent les salaires les moins élevés. Par exemple, en comparant les salaires d’un agent de la gestion financière chez Hydro-Québec (organisation à prédominance masculine) à ceux offerts à BAnQ, au Musée de la civilisation et au Musée national des beaux-arts (organisations à prédominance féminine), l’analyse pointe un écart de plus de 17 000 $ favorisant Hydro-Québec.

En outre, il existe une disparité importante entre la rémunération de certaines catégories d’emplois à BAnQ et le secteur privé. Par exemple, en 2017, dans le secteur des technologies de l’information, l’écart de la rémunération globale des analystes de l’informatique et des procédés administratifs est d’environ 14 % pour le personnel au sommet de l’échelle salariale, et ce, en faveur des entreprises privées de 200 employés et plus au Québec. Cette situation affecte négativement l’attraction et la rétention du personnel.

À propos du SPGQ

Le SPGQ est le plus grand syndicat de personnel professionnel du Québec. Créé en 1968,
il représente plus de 25 000 expertes et experts, dont près de 17 800 dans la fonction publique, 4 600 à Revenu Québec et 2 750 en santé, en enseignement supérieur et dans les sociétés d’État.

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Source

Philippe Desjardins

Conseiller à l’information

Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

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