Prix du comité des femmes

Le Prix du comité des femmes a été créé lors des États généraux des femmes de 1999, pour honorer une professionnelle ou une équipe de professionnelles dont le travail a eu des retombées positives importantes sur les conditions de vie ou de travail des femmes.

 

PRIX DU COMITÉ DES FEMMES 2014

En 2014, c’est à l’occasion des États généraux des femmes de 2014 que le Prix du comité des femmes a été décerné à Raymonde Villemure, coordonnatrice en condition féminine au ministère de l’Éducation, pour l’ensemble de ses réalisations visant à faire avancer la cause des femmes. Ce prix lui a été remis sous forme de bourse de perfectionnement d’une valeur de 1000 $.

Mme Villemure a obtenu ce prix pour avoir participé activement, depuis près de 15 ans, à des chantiers intersectoriels d’envergure ayant un impact majeur sur les conditions de vie et le bien-être des filles et des femmes. Elle a collaboré aux exercices d’élaboration et de mise en œuvre de projets interministériels de longue haleine. Parmi ses grands chantiers, on peut mentionner le projet mobilisateur pour la prévention des grossesses et le soutien aux mères adolescentes, les travaux pour la promotion des rapports égalitaires entre les filles et les garçons de 2004 à aujourd’hui, ainsi que l’élaboration et la mise en place d’une norme de gestion visant à renforcer l’intégration de l’Analyse différenciée selon le sexe aux activités de planification et de gestion du ministère de l’Éducation.

Les participantes aux États généraux des femmes lui ont rendu un vibrant hommage lors de la remise du prix. Son engagement indéfectible envers la cause des femmes fait en sorte qu’elle représente une source d’inspiration et un modèle pour nous toutes.

 

PRIX DU COMITÉ DES FEMMES 2011

C’est lors des États généraux de 2011 que s’est effectuée la remise du Prix du comité des femmes. Ce dernier, remis sous forme de bourse de perfectionnement, a été décerné à Mme Hélène Cadrin, du Secrétariat à la condition féminine (SCF), pour l’ensemble de ses réalisations dans le domaine de la lutte contre la violence conjugale, les agressions sexuelles et l’exploitation sexuelle.

Mme Cadrin a obtenu ce prix pour avoir consacré une grande partie de sa carrière à la lutte contre la violence faite aux femmes et à l’aide envers celles qui en sont victimes. Juriste et éthicienne, elle agit à titre de conseillère émérite en matière de violence faite aux femmes et copréside un important comité interministériel de coordination en matière de violence conjugale, familiale et sexuelle. En outre, elle a œuvré dans le domaine de la santé publique pendant près de douze ans et a contribué à mettre en place différents organismes communautaires, dont les centres d’aide aux victimes d’actes criminels ainsi qu’un organisme de services pour les conjoints violents.

 

PRIX DU COMITÉ DES FEMMES 2008

En 2008, le prix du comité des femmes a été attribué à Madame Pierrette Vachon-L’Heureux et à madame Louise Guenette, agentes culturelles à l’Office québécois de la langue française (OQLF) pour la publication du guide Avoir bon genre à l’écrit, guide de rédaction épicène.

La publication du guide Avoir bon genre à l’écrit, guide de rédaction épicène, dont le lancement a eu lieu le 8 mars 2007, couronne deux ans de recherches et de rédaction de la part des auteures.

Cette publication répond tout à fait à un besoin social et linguistique qui s’est exprimé au Québec depuis que les appellations de personne au féminin, première étape de la « féminisation », ont été connues et adoptées. Trente ans après le début de la féminisation des titres de fonction, le guide Avoir bon genre à l’écrit s’inscrit dans ce long combat pour l’un des droits des femmes les plus fondamentaux, celui d’ être nommées, et par le fait même reconnues, dans l’exercice de leur profession. Ce guide, qui compte 209 pages, reflète l’évolution des femmes sur le plan professionnel.

 

PRIX DU COMITÉ DES FEMMES 2005

Agente de recherche au ministère de la Santé et des Services sociaux, Nicole Gravel a obtenu le prix pour ses travaux sur l’analyse différenciée selon les sexes (ADS), appliquée aux services offerts aux personnes âgées en perte d’autonomie et à la Politique de soutien à domicile. Précisons que ce type d’analyse permet de discerner de façon préventive, dès la conception ou lors de l’évaluation d’une intervention gouvernementale, les effets distincts que pourrait avoir son adoption sur les femmes et les hommes, compte tenu des conditions socioéconomiques qui les caractérisent.

Anne Thibault, coordonnatrice du concours Chapeau, les filles ! au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, a reçu également le Prix du comité des femmes pour avoir conçu et élaboré cette promotion qui brise le cercle du confinement des filles dans les métiers traditionnellement féminins. Créé en 1995, le concours Chapeau, les filles ! rend les métiers non traditionnels visibles et attrayants, en mettant en évidence la diversification des choix de carrière qui s’offrent aux jeunes

 

PRIX DU COMITÉ DES FEMMES 2002

En 2002, le prix a été attribué à Mme Nicole Moreau, agente de recherche et de planification socioéconomique, du Secrétariat aux aînés.

Alors qu’elle était au ministère du Travail, jusqu’en septembre dernier, Mme Moreau a piloté, contre vents et marées, l’épineux dossier du harcèlement psychologique au travail. Son professionnalisme, sa rigueur et sa persévérance ont permis non seulement de documenter, mais aussi mettre au jour ce phénomène souvent minimisé, occulté et même nié.

Une mention spéciale a été accordée à l’équipe du Conseil du statut de la femme qui, au fil de ses 30 ans d’existence, a vu ses recherches et avis contribuer remarquablement à l’évolution de la société québécoise.

Ces succès, dus en grande partie à nos collègues professionnelles du Conseil, démontrent éloquemment que le travail d’une équipe multidisciplinaire, formée de travailleuses persévérantes et audacieuses, peut faire la différence et contribuer à l’avancement des idées et à l’amélioration de la situation de l’ensemble des Québécoises. Le Conseil a notamment produit des avis régionaux sur les conditions de vie des femmes ; il a également publié des recherches sur la prostitution, et sur les femmes et la mondialisation, particulièrement dans le cadre de la zone de libre-échange des Amériques, communément appelée la ZLEA.

De plus, La Gazette des femmes, produite par le Conseil, est la seule survivante de la presse féministe depuis 25 ans. Enfin, les brochures Des nouvelles d’elles, portant sur la situation des jeunes femmes et des femmes âgées du Québec, figurent parmi les réussites de l’organisme. Mme Diane Guilbault a reçu le certificat au nom de ses collègues.

 

PRIX DU COMITÉ DES FEMMES 1999

Le prix du Comité des femmes 1999 a été remis à mesdames Andrée Ruel et Lysette Trahan, respectivement vice-présidente et secrétaire trésorière du Collectif de la plainte. Ce groupe a mené et poursuivi la lutte pour l’équité salariale à la faveur d’une enquête menée par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec (CDPDJ). Rappelons que dans ses conclusions, la CDPDJ reconnaissait le caractère féminin de quatre corps d’emploi (diététiste, bibliothécaire, travailleuse sociale et traductrice) et la discrimination afférente. Le Collectif a négocié le versement d’une compensation financière aux femmes et aux hommes membres de ces corps d’emploi entre 1981 et 1991.