Sécurité informatique – Le SPGQ se désole des propos du ministre Caire

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Québec, le 31 juillet 2019 — Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) se désole des propos du ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale, Éric Caire, dans la foulée des déboires informatiques de Desjardins et Capital One.

« Si le ministre Caire voit dans ces deux vols de nouveaux arguments pour justifier la restructuration informatique entamée en début d’année, le SPGQ tient à lui rappeler qu’il doit miser davantage sur l’expertise de ses professionnels. Ce n’est pas en confiant 80 % des informations numériques de tout l’appareil gouvernemental dans des infonuagiques privées que M. Caire peut anticiper comme résultat de rehausser l’expertise interne afin de mieux protéger les données des Québécois », dénonce Line Lamarre, présidente du SPGQ.

Selon M. Caire, rehausser notre expertise en cybersécurité est absolument essentiel. Pourtant, en février 2019, Éric Caire déclarait vouloir transférer, d’ici trois ans, au moins 80 % des informations numériques stockées dans tout l’appareil gouvernemental dans des serveurs gérés par des sous-traitants du secteur privé, comme IBM ou Amazon.

Par ailleurs, le SPGQ ne s’étonne guère que le ministre qualifie simplement de « malheureux » que des milliers de Québécois aient été victimes de ces vols de données. Selon le syndicat, il est autrement plus malheureux que M. Caire s’évertue à confier des projets informatiques pharaoniques au secteur privé (SAGIR, RENIR, Dossier Santé du Québec, etc.) qui engendrent toujours des dépassements de coûts mirobolants. Sans calcaire ou granit de qualité, les pyramides d’Éric Caire s’effondreront toujours, estime le SPGQ.

Grâce à l’expertise de ses professionnels, le gouvernement a pourtant tout ce qu’il faut pour réaliser un nuage gouvernemental enviable par les autres provinces et pays, à moindre coût que dans le secteur privé. Toutefois, le passé d’Éric Caire comme programmeur-analyste au sein de firmes privées semble nourrir sa lubie selon laquelle les services publics sont de qualité inférieure à ceux du secteur privé.

« Plutôt que de rappeler au syndicat représentant environ 28 000 professionnels ayant étudié dans les meilleures universités que le cannabis est désormais légal, M. Caire gagnerait en crédibilité s’il entreprenait véritablement une transformation numérique soutenue par l’expertise de ses professionnels chevronnés. Ceux-ci veillent, jour après jour, à faire profiter les Québécois d’un air sain, d’une eau de qualité, d’aliments salubres et d’infrastructures sécuritaires », conclut Mme Lamarre.


À propos du SPGQ
Le SPGQ est le plus grand syndicat de personnel professionnel du Québec. Créé en 1968, il représente près de 28 000 spécialistes,
dont environ 20 000 dans la fonction publique, 5 050 à l’Agence du revenu du Québec et 2 950 en santé, en éducation et dans les sociétés d’État.

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Source
Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

Renseignements
Philippe Desjardins
Conseiller à l’information
581-995-0762 | pdesjardins@spgq.qc.ca

 

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