Négociation 2020 en éducation supérieure: l’employeur manque de considération envers les professionnels

education

Québec, le 17 décembre 2019 — Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) déplore le manque de considération de l’employeur envers le personnel professionnel des collèges. Les propositions qu’il a déposées aujourd’hui sont loin de répondre aux attentes!

Réussite éducative

Le SPGQ s’explique mal que seuls les intervenants des commissions scolaires soient conviés au forum sur la réussite éducative. « Comment le gouvernement peut-il créer un tel forum et en exclure totalement le réseau collégial? C’est à la fois un geste de mépris envers le personnel professionnel du réseau et envers les besoins de la population étudiante », juge Lydia Martel, première vice-présidente au SPGQ et responsable de l’éducation supérieure.

Santé du personnel professionnel

La création d’un forum sur la santé globale des personnes salariées est intéressante, mais l’employeur semble plus préoccupé de faciliter le travail des gestionnaires que de prendre soin des salariés du réseau. « L’employeur veut élargir son droit de gestion et faire reculer certaines conditions de travail des professionnels en leur retirant des avantages quant aux horaires de travail, par exemple. Ces demandes sont incohérentes avec une meilleure conciliation travail-vie personnelle », indique Mme Martel. Qui plus est, ce forum aura pour effet de retarder le processus de négociation puisqu’il faudra en attendre les résultats.

Discrimination systémique

Par ailleurs, l’un des enjeux majeurs soulevés par le SPGQ est la discrimination systémique à l’endroit des femmes. Au fil des ans, plus les corps d’emploi professionnels se sont féminisés, moins les salaires étaient avantageux par rapport à des catégories d’emplois mixtes ou majoritairement masculines. « Cette discrimination est totalement inacceptable et pourtant, l’employeur ne propose absolument rien pour mettre un terme à cette injustice », déplore Mme Martel.

À l’heure où le Québec doit composer avec une pénurie de main-d’œuvre, l’employeur ne met en place aucune mesure concrète pour attirer et retenir le personnel professionnel dans le réseau. Cela risque d’accroître les difficultés de recrutement et d’ajouter de la pression sur les épaules du personnel professionnel en place. Le SPGQ s’attendait à plus de respect, de valorisation et de reconnaissance de la part de l’employeur. Le syndicat entend négocier fermement afin d’obtenir beaucoup mieux pour ses membres.

À propos du SPGQ

Le SPGQ est le plus grand syndicat de personnel professionnel du Québec. Créé en 1968, il représente plus de 28 000 spécialistes, dont environ 20 250 dans la fonction publique, 5 100 à l’Agence du revenu du Québec et 2 825 en santé, en éducation et dans les sociétés d’État.